Pôles de compétitivité : l’Etat est-il vraiment le mieux placé pour semer des mini Silicon Valleys ?

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, sont intervenus mardi lors de la onzième journée des pôles de compétitivité organisée à Bercy.

Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin viennent de décider la reconduction pour au moins 3 ans des 71 pôles de compétitivité. Dans la terminologie bureaucratique : 18 pôles « mondiaux et à vocation mondiale » et 53 pôles nationaux. Ils reconnaissent pourtant leur échec dans le communiqué : « Les pôles de compétitivité doivent maintenant focaliser leur énergie sur les retombées économiques, l’industrialisation et la diffusion des innovations dans les produits et services ». Les pôles représentent en effet à peine 1,5 % des brevets, 4,5 % des dépenses de R&D et 5 % des créations d’entreprises innovantes. Seul un projet sur quatre accompagné par les pôles génère effectivement une innovation.