Le fact-checking peut-il s’automatiser ?

« … A l’heure des réseaux sociaux, où tout le monde dispose d’outils pour publier et diffuser de l’information, le fact-checking remplit un rôle de plus en plus nécessaire : revenir aux faits, lutter contre les intox et les dérives de la communication politique, mais aussi donner des clés pour un débat démocratique apaisé (…)

Voilà un an, deux chercheurs, Ioana Manolescu, directeur de recherche à l’INRIA Saclay, spécialiste des bases de données et responsable de l’équipe OAK, et Xavier Tannier, maître de conférences à l’Université Paris-Sud (Paris-Saclay) et chercheur au laboratoire LIMSI-CNRS, spécialiste du traitement automatique du langage (TAL), sont venus nous proposer de travailler avec eux à une manière d’automatiser, sinon le fact-checking, du moins la contextualisation, l’enrichissement factuel, du débat politique, en développant des solutions capables de fournir automatiquement des faits, des chiffres, des données, selon un contexte, un propos, etc (…) »