XIXème congrès de la SFSIC – Penser les techniques et les technologies. Apports des Sciences de l’Information et de la Communication et perspectives de recherches – 4-6 Juin 2014, Université du Sud Toulon Var

 » … Problématique

Pour ce Congrès, la SFSIC a décidé d’éclairer l’identité de notre discipline par une mise en valeur et en débat des problématiques et des recherches sur les pratiques sociales dans le contexte des dispositifs techniques et technologiques, qu’il s’agisse des dispositifs numériques ou de ceux, plus anciens, qui sont confrontés à l’émergence de cette nouvelle « filière technique ». Il s’agira de mettre en évidence à la fois les recherches sur les technè et sur les praxis, sur les relations aux outils et sur les savoir-faire pratiques (…)

Cinq axes structurants

Les propositions de communications seront organisées autour des axes suivants :

1. Société

Comment les TIC se sont-elles construites ? Comment se développent-elles, en interaction avec la science et les autres techniques déjà en place, en mobilisant des réseaux d’acteurs : entrepreneurs, ingénieurs, usagers, consommateurs…?  Comment se déploient-elles dans nos existences quotidiennes publiques et privées, domestiques, sociales et professionnelles, pour les transformer, au sein des communautés traditionnelles ou réinventées, physiques, mythiques, recomposées, virtuelles. Que peut-on dire de la façon dont elles transforment le monde et nos univers environnants, sur des grands sujets comme les nouvelles formes de gouvernance et d’expression des mouvements sociaux, l’évolution de la diversité culturelle, le partage des savoirs ?

2. Organisations

Le développement du numérique bouleverse non seulement les modes de coordination, les relations marchandes et les accès aux données, il bouleverse également les formes organisationnelles, la structure des firmes et des différentes organisations sociales, les relations entre les acteurs, les conceptions antérieures des métiers, compétences, professions et fonctions, les modalités antérieures de management des ressources en les médiatisant par des normes techniques, de droit ou de marché. Les usages massifs des dispositifs numériques par les organisations participent au basculement des sociétés dans les logiques d’accélération et d’obsolescence et posent des questions relatives aux nouvelles temporalités des institutions et des entreprises comme aux relations et à la place des individus qui les composent.

3. Éducation et apprentissage

Une offre massive de dispositifs techniques (MOOC, serious games, mobile learning, e-learning,…) se diffuse au niveau mondial dans les secteurs de l’éducation et de l’apprentissage. Quelles formes pédagogiques et quels paradigmes proposent ces dispositifs ? Cette offre n’est pas toujours l’œuvre d’acteurs traditionnels en formation mais celle d’acteurs issus du secteur marchand et porteurs de logiques autres que pédagogiques. S’agit-il d’une (re)industrialisation du secteur ? Dans le même temps, si on prend le cas de la France, l’école primaire et secondaire multiplie les expérimentations pour s’approprier les tablettes et les espaces numériques de travail, et les universités rêvent de cours médiatisés. Des usages réels se développent-ils où accumule-t-on les expériences ? Que deviennent les enseignants, les élèves et la connaissance ? Que se passe-t-il ailleurs ? Enfin, à un niveau plus global, ces évolutions participent-elles d’une évolution de la société en général. S’agit-il de former par le numérique ou de former au numérique, voire à la « culture numérique » ?

4. Arts et Création

Les dispositifs numériques ont influencé les modes de création de nombreuses disciplines artistiques : arts graphiques ou scéniques, jeux vidéos, mais aussi spectacle vivant, cinéma, peinture et sculpture. Ils ont également modifié ou développé  des activités créatives et culturelles nouvelles (fanfictions, maichinimas, fansubbers…) qui interrogent les processus génériques et les pratiques sociales qu’elles suscitent. Quelles sont les représentations des acteurs de ces arts et de leurs usages de ces dispositifs ? Ouvrent-ils de nouveaux espaces critiques de la société ? Qu’en est-il des pratiques créatives numériques ? Peut-on réfléchir à une nouvelle sociabilité des arts ainsi recomposés ? Alors que les laboratoires de création, les expositions et les lieux publics d’arts numériques se multiplient et que les espaces et institutions culturelles communiquent avec la société par le numérique, quelles (r)évolutions dans les médiations, quelles reconfigurations dans la culture et les pratiques culturelles le numérique installe-t-il ?

5. Médias

Comment penser la réorganisation des médias, des productions, des pratiques de consommation, des audiences et des usages à l’heure de la convergence entre industries des médias, de la culture, des télécommunications et du divertissement ? Et quelles sont les incidences des nouveaux dispositifs numériques sur les métiers de l’information, et notamment du journalisme, dans leurs rapports aux sources (de plus en plus automatisées mais aussi incontrôlables), aux pairs (nouvelles formes de sociabilités et de compétitions professionnelles), aux produits éditoriaux (nouveaux modes d’écriture et de scénarisation) et aux publics (à l’heure du lecteur ordinaire devenu producteur, critique et  concurrent) ?

Dans tous les cas, le comité scientifique sera attentif à la clarté et à la cohérence de l’exposé et à la dimension info–communicationnelle des propositions qui devront témoigner d’une bonne appréhension des débats théoriques, méthodologiques, épistémologiques et techniques que développe la discipline sur le sujet choisi : état de la question, choix bibliographiques, références aux revues de la discipline, etc.

Modalités de proposition de communication

Les auteurs sont priés d’envoyer un résumé de 8 000 signes sur la plateforme http://sfsic2014.sciencesconf.org/. L’auteur exposera clairement sa problématique, son objet, ses références théoriques, sa méthodologie et le plan de sa communication.

La date  limite d’envoi des propositions est le 5 janvier 2014 à minuit (…) «