La loi Fioraso simplifie-t-elle vraiment quelque chose ?

Présenté en Conseil des ministres le 20 mars dernier, débattu à l’Assemblée avant l’été, le projet de loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche de Geneviève Fioraso met l’accent sur la valorisation, tout en cherchant à préserver  la recherche fondamentale. Mais il peine à simplifier le paysage français.

Concocté par Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le projet de loi d’orientation pour la recherche et l’enseignement supérieur a de grandes ambitions : « élever le niveau de qualification en diplômant 50 % d’une génération, et préserver la recherche tout en favorisant chaque fois que possible sa transformation en emplois ». Il se décline en 20 mesures : 9 pour la réussite des étudiants, 5 pour réformer la recherche, 4 pour décloisonner et 2 pour ouvrir le système à l’Europe et à l’international, auxquelles il faut ajouter des mesures connexes, hors loi, souvent déjà lancées.