« Ma thèse en 180 secondes » : de nouvelles voix en science ?

« Que font les doctorant·es quand elles et ils parlent dans le dispositif « Ma thèse en 180 secondes » ? Parlent-ils de science, de recherche, d’eux-mêmes ? Que partagent-ils et que construisent-ils dans les dispositifs de médiation qui leur sont proposés ? L’existence de ces lieux d’expression individuelle, situés et publics, fait-elle émerger des manières différentes d’écrire la science et de parler la science ? Parler « à la première personne » suffit-il à parler depuis sa propre perspective et avec sa propre voix ? Entre oralité et écriture, je m’intéresse donc à la tension entre énonciation à la première personne et effacement du sujet, entre subjectivité et réflexivité, entre engagement et neutralité. En termes de réflexivités, je croise un questionnement sur les situations et les dispositifs, mais plus largement sur ce que font l’oralité et l’écriture à la pensée, à nos manières de connaître et à la critique. (…) »