Rapport au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sur le principe d’innovation – M. Jean-Yves LE DÉAUT, député, et M. Bruno SIDO, sénateur (.pdf)

« … Le sujet qui nous réunit aujourd’hui, le principe d’innovation, s’inscrit dans la suite de nombreuses réflexions sur le principe de précaution et sur l’innovation. Il est l’aboutissement, pour vous, de nombreuses interrogations auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre. Par exemple, le principe de précaution mal appliqué ne risque-t-il pas de freiner l’innovation, voire de l’entraver ? Cette crainte est-elle justifiée ? Je n’ai pas de réponse définitive à cette question, sinon, j’aurais abrégé la réunion en vous donnant la vérité que je pouvais posséder.

Pour autant, quand je regarde les classements internationaux de l’OCDE ou de l’Union européenne, je m’attriste de voir la France à un rang qui ne devrait pas être le sien, celui de suiveur de l’innovation. C’est un douloureux constat, mais un constat nécessaire si nous voulons aller de l’avant et saisir notre place parmi les grand États de l’innovation.
Car l’innovation, c’est la croissance et la préservation du modèle social. C’est le bien-être des citoyens et l’amélioration du niveau de vie. Cela n’appartient pas qu’aux grandes entreprises mais à toutes, pas à quelques secteurs de l’industrie mais à tous les secteurs, pour qu’ils puissent monter en gamme. L’innovation n’est pas seulement économique, elle a aussi une dimension sociale, culturelle, organisationnelle.
Aujourd’hui, l’objectif de l’audition publique de l’Office est de clarifier les termes de ce débat (…) »