IHEST – Rapport d’étonnement – Les cours en ligne ouverts et massifs (.pdf)

« … Les MOOC : vers une troisième révolution de l’enseignement supérieur ? (…)

Les MOOC, avec leur dimension « Massive », sont issus d’une version élargie et interactive du e-learning déjà connu, intégrant une approche connectiviste. L’étudiant inscrit en MOOC est en effet souvent acteur, voire co-auteur, du cours qu’il suit. Il a la possibilité de participer en ligne et entend développer une réflexion et influer sur le processus d’apprentissage lui-même par le biais d’une interaction plus forte avec l’enseignant et les autres étudiants. En fonction de l’objectif et du seuil d’interactivité, une typologie des MOOC a d’ailleurs été proposée. Outre les SPOC « Small Private Online Courses », qui ciblent une population particulière, elle distingue les xMOOC, concentrés sur la transmission de savoirs déjà existants, et les cMOOC, davantage connectivistes et reposant sur la génération ou l’enrichissement du savoir par les apprenants autour d’une thématique donnée. Cette interaction génère une évolution considérable du rapport entre l’enseignant et les apprenants, et ouvre des perspectives extraordinaires de mutualisation et de création de connaissance à une échelle mondiale par une communauté de gens qui, sans ces cMOOC, ne se seraient probablement jamais rencontrés.

Un changement aussi profond de posture, véritable défi d’adaptation, peut en rebuter certains. Mais les promesses inhérentes aux MOOC n’en valent-elles pas la peine ? (…) »