Prêt numérique en bibliothèques : le modèle suédois – épisode 1

« Nous inaugurons une série de billets portant sur l’étude comparée des modèles de prêt numérique en bibliothèques en France et dans le monde. Ces analyses sont issues des travaux de recherche menés par Hans Dillaerts sur l’intégration du livre numérique dans l’offre de services des bibliothèques, dans le cadre de son postdoctorat au sein du Département Recherche de l’enssib (…)

Atingo : un nouvel acteur

La spécificité de cette plateforme conçue pour les bibliothèques et les éditeurs est sa neutralité (…)

Si Atingo n’est aujourd’hui implanté qu’en Suède, d’autres implantations géographiques sont à l’étude [4].
Les éditeurs bénéficient d’une souplesse dans le choix des titres disponibles et la politique de tarification, notamment pour les nouveautés de leurs catalogues, qui peuvent être modifiés à tout moment. Quant aux bibliothèques, elles ont également une grande latitude dans la construction du catalogue, le choix des titres, les coûts à investir en fonction de leur budget, et surtout dans la politique de prêt qu’elles peuvent interrompre à leur guise à tout moment [5].

Atingo privilégie là aussi le principe de rémunération à l’usage : le modèle « 1 copie = 1 utilisateur » calqué sur les modalités de prêt du livre imprimé leur semble un contresens. Mais ce modèle économique suédois a l’avantage de reposer sur une logique de négociation et de flexibilité [6].

Enfin, l’intérêt de cette plateforme est une meilleure intégration du livre numérique dans le catalogue des bibliothèques.« Simultanément, Axiell a développé une nouvelle infrastructure de prêt numérique, le eHub. Au lieu d’amener l’usager vers un site tiers pour pouvoir effectuer le prêt, le eHub permet à la bibliothèque locale de maintenir le lecteur sur son propre site web. [Le dispositif] donne à la bibliothèque locale un aperçu précieux de sa communauté numérique et sur les moyens de la développer » [7] (…) »