Une analyse multidimensionnelle des performances scientifiques et technologiques : Allemagne – Espagne – France – Italie – Royaume-Uni- Les rapports et les analyses de l’OST – Octobre 2013 (.pdf)

« … La recherche et l’innovation sont considérées aujourd’hui comme le moteur de la croissance économique. En Europe, rappelons que la stratégie de Lisbonne en 2000, puis la stratégie UE2020 adoptée en 2010, en se focalisant notamment sur la recherche et développement (R&D), la connaissance et l’innovation, souhaitent faire de l’Union européenne l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. Si l’Europe est historiquement un des leaders mondiaux en R&D, rien ne laisse préjuger de sa position future dans ce domaine : la concurrence internationale s’intensifie dans un contexte où les disparités territoriales et culturelles augmentent. Le contexte actuel de crise économique renforce les interrogations sur la capacité de l’Europe à rester parmi les leaders. L’analyse proposée vise à apporter des éléments de comparaison entre différents pays européens afin de contribuer aux débats sur les capacités scientifiques et technologiques de ces pays. Elle compare les activités de R&D des cinq plus grands pays européens (en termes de PIB) que sont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne, afin d’identifier les grandes tendances et les principales différences entre ces pays. Elle rappelle également la nécessité d’associer, dans les analyses, production et visibilité des pays. Enfin, au-delà de l’analyse des indicateurs classiques, l’étude propose une approche croisée des activités de R&D. En effet, la carte ci-dessous montre qu’en comparant la Dépense intérieure de R&D (DIRD), la part des publications scientifiques et la part des brevets européens, le positionnement européen de chaque pays étudié n’est pas aussi établi que l’on pourrait quelquefois le penser. L’étude porte volontairement sur l’activité globale (1) de chaque pays et sur son positionnement par rapport aux autres, afin de proposer une vision d’ensemble de chaque pays. Ce choix méthodologique ne permet en revanche pas de prendre en compte les caractéristiques sectorielles/thématiques propres à chacun, caractéristiques qui contribuent en partie à expliquer les différences entre pays (…)

( 1 ) Les indicateurs blibliométriques sont calculés pour l’ensemble des sciences de la matière et de la vie (SMV), hors sciences humaines et sociales »