La fermeture de MegaUpload aurait surtout profité aux blockbusters

 » Alors que MegaUpolad et MegaVideo ont fermé leurs portes depuis maintenant plus d’un an et demi, la question se pose encore de savoir quel a été l’impact de cette mesure. La mise à jour d’une précédente étude (disponible ici en PDF) vient de donner de nouveaux éléments de réponse à cette question, à savoir que cette fermeture n’a pas profité aux revenus d’une majorité de films. Les blockbusters font cependant figure d’exception.

 (…) Contrairement à ce à quoi certains pouvaient s’attendre, les revenus du box office ont diminué, par exemple de près de 7 % entre janvier et juin 2012. Tous les films ne sont cependant pas à la même enseigne. En effet, les auteurs de cette étude ont observé que « tandis que les très gros films ont profité de cette fermeture, les revenus des plus petits films et des films moyens ont diminué suite à cette fermeture » (…)

Face à ces résultats qu’ils jugent surprenants, les trois chercheurs avancent une explication possible. Ils notent en effet que « les petits films ont généralement des campagnes de marketing plus réduites, ce qui fait du bouche-à-oreille un vecteur important de réussite ». Dès lors, ils déduisent que « si une partie de ce bouche-à-oreille est ensuite amputée du fait de l’inaccessibilité de contenus illégaux, les performances de ces petits films sont susceptibles d’être plus durement touchées » (…)

Enfin, dans leur conclusion, les auteurs de cette étude écrivent que « lorsque le piratage en ligne a des effets très différents (voire opposés), les interventions visant à réduire ses effets négatifs sont difficiles à mettre en œuvre en raison des facteurs externes pouvant affecter la diversité des produits et, en fin de compte, la structure des marchés ». En clair, couper l’accès à un site ou à un fichier ne permet pas forcément de lutter efficacement contre les atteintes aux droits de propriété intellectuelle sur internet. Une récente étude portant sur le blocage de The Pirate Bay aux Pays-Bas allait également dans le même sens, puisque celle-ci tendait à démontrer l’absence d’effets positifs de cette mesure sur l’offre légale. «