Faute d’adopter les principes du numérique, adieu à l’accès ouvert et longue vie à la crise des publications !

[traduction de l’anglais « We’re still failing to deliver open access and solve the serials crisis: to succeed we need a digital transformation of scholarly communication using internet-era principles »]
« Points clés : – Nous sommes encore loin d’avoir pleinement réalisé l’accès ouvert (AO) : en 2018, environ un cinquième seulement des nouveaux articles sera librement accessible dès qu’ils seront publiés, soit à peu près autant qu’en 2017. – Les bibliothécaires, les organismes de financement et les négociateurs sont de plus en plus coriaces avec les éditeurs, mais les accords de compensation, « Publish and Read », basés sur les frais de publication des articles (APC), ne permettront pas d’assurer un accès ouvert pour tous, ni de résoudre la crise des publications en série. – Les auteurs des déclarations de Budapest, Bethesda et Berlin sur l’AO prévoyaient trois changements avec l’arrivée d’Internet. Basculer d’un obstacle à la lecture (abonnements) à un obstacle à la publication (APC) n’en faisait pas partie. -En tant que tel, l’AO ne réduira pas les coûts pour résoudre la crise des publications en série : une transformation numérique de la communication savante basée sur les principes fondateurs d’Internet est nécessaire. – Et si, en vertu du principe d’« échec rapide » en vigueur sur Internet, les articles étaient d’abord consultables sous forme de prépublications avant que, s’ils suscitent l’intérêt, les éditeurs n’invitent leurs auteurs à les soumettre à leur revue ? – (…) »

Source > hal.archives-ouvertes.fr, Green, Toby, 10.5281/zenodo.1410000, version française : Marc Rubio, Jean-François Nominé, 2020, ⟨DOI : 10.13143/mjuh3u⟩. ⟨hal-02430372⟩