La Voie d’Or : ‘publication dans des revues directement en open access’. Des pratiques de l’Open Access dans les bibliothèques universitaires belges

« … François Renaville travaille pour les Bibliothèques de l’Université de Liège et la Bibliothèque Interuniversitaire de la Communauté française de Belgique (BICfB). C’est un spécialiste des questions liées aux bibliothèques académiques et l’auteur du blog : bibliothethique.net (…)

Au niveau de la Voie Verte, depuis quelques années,  les universités francophones (Mons, Louvain-la-Neuve, Namur, Saint-Louis et Liège) ont mis en place des répertoires institutionnels pour permettre à leurs chercheurs de diffuser leurs publications en open access : ORBi à l’ULg, DIAL à l’Académie Louvain et DI-fusion à l’ULB et l’UMONS (…)

Ce n’est pas le mythe de la gratuité puisqu’il y a des coûts. Ne nous leurrons pas : mettre en place une archive ouverte a un coût en termes de travail, de développement informatique, de matériel, etc. Mais l’accès, lui, est gratuit. Les coûts sont supportés par l’institution qui met en place l’archive. La mission des universités, c’est de faire de la recherche, et de rendre accessible le fruit de cette recherche en publiant (…)

En mai 2007, le conseil d’administration de l’ULg a décidé de rendre obligatoire l’introduction dans ORBi des références de toutes les publications des chercheurs de l’ULg et le dépôt de la version électronique de tous les articles publiés par un membre de l’ULg (…) Pour faire simple : un travail qui ne se trouve pas sur ORBi, aux yeux de l’ULg, n’existe pas.

Très vite les chercheurs se sont pris au jeu. Ils y ont beaucoup d’avantages : un  référencement Google presque immédiat après dépôt, un archivage pérenne de leurs références et de leurs textes, des CV’s très facilement générés, une visibilité accrue de leur travail, une deuxième vie offerte aux publications parfois plus anciennes, etc. En ce qui concerne le droit d’auteur, son seul rôle visé dans le contexte de l’open access est de « garantir aux auteurs un contrôle sur l’intégrité de leurs travaux et le droit à être correctement reconnus et cités » (…) »