Non-respect des données à caractère personnel, facteur d’e-réputation négative des entreprises

 » Aux confins du thème de la sécurité des données et de l’e-réputation (encore nommée web-réputationcyber-réputation ou réputation numérique) des entreprises, se trouve tout un champ d’intervention que les entreprises auraient intérêt à contrôler sérieusement — ce que beaucoup ignorent complètement —, c’est celui du respect des données à caractère personnel, autrement dit du respect des prescriptions de la loi Informatique, fichier et libertés et des obligations déclaratives auprès de la CNIL (…)

… il semble utile d’attirer l’attention des responsables d’entreprises, aussi bien les dirigeants (considérés juridiquement comme les « responsables des traitements de données à caractère personnel » au regard de l’article 3-I de la loi) que les responsables informatiques, sur le risque d’engager la réputation de leur entreprise, tout simplement par négligence juridique et/ou technique (…)

Parmi les pouvoirs de la CNIL, il existe celui de rendre publiques ses décisions à l’encontre d’une entreprise récalcitrante (…)

On voit donc que le non-respect des règles de la loi Informatique, fichiers et libertés — qui rappelons-le, est conçue pour protéger les libertés individuelles des citoyens — peut coûter très cher à une entreprise sur le plan :

– Juridique (sanction pécuniaire de la CNIL ou sanction plus lourde en cas de poursuite pénale) ;

– Médiatique, qui relève directement de la réputation de l’entreprise ;

– « Politique » :

Au sens large pour une entreprise qui peut se trouver au cœur d’une crise médiatique qui lui nuit gravement ;

Au sens étroit pour une collectivité locale qui — par exemple en période électorale — se trouverait confrontée à une affaire de ce type qui pourrait profiter à l’opposition locale… »

Source > les-infostrateges.com, Didier FROCHOT, 24 septembre 2013