Les pôles de compétitivité français sont trop nombreux et pas assez innovants

Un mois après la remise du rapport Gallois, c’est un huis clos qui se tenait, mardi 4 décembre, à Bercy entre le gouvernement et les représentants des pôles de compétitivité, à l’occasion de la 11e journée dédiée à ces écosystèmes, à laquelle participe notamment le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg.

Déclinaison française des « clusters » américains, ils ont été créés en 2004 dans le but de soutenir la croissance française, et regroupent géographiquement entreprises, universités et instituts de recherche soutenus par l’Etat. L’idée était alors de rompre définitivement avec les grands programmes industriels d’après-guerre, définis et pilotés par l’Etat, qui se contentaient d’imiter des « business models » – notamment américains – pour rattraper leur retard.