Protection et propriété des données sur Academia.edu et ResearchGate

 » … Que peuvent alors faire ces réseaux de nos données déposées sur leurs sites ? Les deux affirment que les données personnelles ne peuvent être partagées, excepté dans le cas d’une sous-traitance de certains services qui peuvent impliquer un partenaire. Le règlement de ResearchGate n’en dit pas plus alors qu’Academia développe certains cas spécifiques pour lesquels, malheureusement, nous ne connaissons pas la position de son concurrent. ResearchGate précise que les données personnelles ne peuvent être vendues. De son côté, Academia reconnaît pouvoir être obligé de transmettre des informations demandées dans le cadre d’une procédure judiciaire mais aussi être aussi amené à les vendre, à les transférer ou tout autre type de partage dans le cas de fusion, acquisition, réorganisation, vente ou banqueroute. Dans tous ces cas, les membres en seront notifiés mais apparemment ne pourront pas s’y opposer (…)

Faut-il alors éviter de s’inscrire et d’utiliser les réseaux sociaux scientifiques ? Malgré ce que j’ai appris dans ces règlements, je n’ai jamais eu l’intention de supprimer mes comptes Academia ou ResearchGate, car, comme je l’ai expliqué dans un précédent billet, l’utilisation de ces réseaux m’a permis de mieux faire connaître ma recherche à l’échelle internationale et de dépasser les cloisonnements scientifiques que l’on retrouve encore trop souvent dans les communautés de recherche, les colloques ou les publications. J’utilise donc toujours mes comptes en prenant soin désormais de déposer avant sur HAL les documents que je souhaite diffuser, puisqu’il est très facile ensuite de faire des liens depuis Academia ou ResearchGate vers HAL. Je concilie ainsi la construction d’un archivage pérenne avec une diffusion internationale que HAL ne permet pas pour le moment, ou du moins qui est plus limitée. Le dépôt sur HAL me prend plus temps, mais il s’agit surtout du temps passé à préparer une archive soignée qui, en particulier pour les images, apporte une qualité supérieure à celle des PDF de certaines revues (…) »