Think 2018 : « Replacer le débat sur l’édition scientifique dans une dynamique de science ouverte »

« Article reproduit avec l’aimable autorisation de News Tank Higher Education & Research »
« « Il faut qu’il y ait une structure de dialogue entre éditeurs et représentants des acteurs publics liés à l’édition, à l’instar de ce qui se fait au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne. Les divergences subsistent, certes, mais le niveau d’expertise commun s’améliore, on évite des erreurs et on va de l’avant de manière positive », déclare François Gèze, directeur de collection à La Découverte et président du groupe des éditeurs universitaires au Syndicat national de l’édition. Il s’exprime lors de la table ronde intitulée “Établissements, éditeurs, acheteurs, chercheurs : une nouvelle ère”, tenue dans le cadre de Think Éducation et Recherche, le 31/01/2018, à l’Université Paris-Dauphine.

« Il s’agit d’un point très important. Les acteurs sont très divers et peut-être le dialogue a-t-il été restreint à un nombre d’intervenants trop limité », lui répond à cette occasion Alain Beretz, directeur général de la recherche et de l’innovation du Mesri.

Un plan sur la science ouverte est en cours au niveau ministériel, mené par Marin Dacos, conseiller scientifique pour la science ouverte auprès du DGRI et directeur d’Open Édition. « Des mesures seront annoncées prochainement par la ministre Frédérique Vidal elle-même, signe que le sujet est majeur », affirme Alain Beretz. « On est dans la lignée des choses faites aux Pays-Bas en matière de science ouverte. C’est un changement de paradigme : on ne se limite pas au simple sujet de l’accès à la documentation, à la réduction légitime d’un coût, mais on le replace dans une dynamique globale. » (…) »