De la page au flux : la conception du livre numérique

« Á quoi pense-t-on quand on nous dit le mot « livre » ? De manière générale, nous pensons à un objet, qui occupe un certain espace, et qui a une certaine forme. Cet objet se présente comme un recueil de pages imprimées (au moins 49 selon la définition de l’Unesco [1]) dont la fonction est celle de support à l’écriture et aux images. En tant que support matériel le livre a donc une certaine forme physique : c’est précisément cette forme que nous voudrions analyser. En effet, dans le passage du livre papier au livre numérique, le livre abandonne la forme de codex pour acquérir celle de « flux » numérique. Il s’agit alors ici d’analyser le changement de conception qu’entraine ce passage d’une forme à l’autre. (…) »