Attribution de DOI aux données ARGO

« Argo est un projet international d’observation de l’océan. Il dispose d’un réseau de 3000 flotteurs autonomes, répartis sur l’ensemble des océans, qui mesurent la température et la salinité depuis la surface jusqu’à 2000 mètres de profondeur.

Les données collectées par les flotteurs sont diffusées en quasi temps réel (après un ensemble de contrôles automatiques de qualité) via deux centres situés à Brest  et en Californie. Les données y sont disponibles librement et sans restriction.

Pour fiabiliser la citation de ces données dans une publication et simplifier leur accessibilité, l’Ifremer, en coopération avec l’Inist-CNRS, membre du consortium DataCite, a attribué un DOI au jeu de données global :

ARGO (2000). Argo floats data and metadata from Global Data Assembly Centre (Argo GDAC). IFREMER. http://dx.doi.org/10.12770/1282383d-9b35-4eaa-a9d6-4b0c24c0cfc9

Cependant, le jeu de données global est en constante évolution : de nouvelles données sont ajoutées quotidiennement, des corrections sont apportées si, par exemple, un défaut est détecté a postériori sur un flotteur. Ce DOI ne répond donc qu’imparfaitement au besoin de traçabilité, conservation et accessibilité des données utilisées dans une publication. Une bonne traçabilité des données doit permettre aux lecteurs de vérifier les résultats ou de poursuivre les recherches.

Pour répondre à ce dernier besoin, et ce conformément aux suggestions de DataCite liées aux jeux de données dynamiques, l’Ifremer archive et DOIfie une copie mensuelle du jeu de données global. Exemple : ARGO (2014). Argo floats data and metadata from Global Data Assembly Centre (Argo GDAC) – Snapshot of Argo GDAC as of January, 1st 2014. Ifremer. http://dx.doi.org/10.12770/d2d13312-0962-4e14-86a6-d5aa7b346c0e

Les auteurs d’une publication peuvent donc citer un jeu de données au plus près de celui qu’ils ont réellement exploité dans leurs travaux.

La DOIfication des données Argo s’inscrit dans un projet plus global d’attribution de DOI à des jeux de données gérés par l’Ifremer notamment via Sextant (http://www.ifremer.fr/sextant/), infrastructure de données géographiques marines et littorales. C’est un service supplémentaire qui devrait inciter les scientifiques à poursuivre et compléter leurs dépôts de données en libre accès. »